Monthly Archives: July 2018

Discover Wonderful Pictures of Alep

Nantaise de naissance, la photographe Barbara Viollet vit depuis six ans à Paris. Il y a dix ans, elle décide de se lancer dans la photographie, quelques mois après le décès brutal de son père, lui-même photographe passionné. « C’était un homme généreux et curieux. Il est mon inspiration. » C’est l’une de ses soeurs qui lui fera cadeau de l’appareil photo de son père, un Pentax numérique. Très symbolique, cet objet fut pour elle le moyen de matérialiser son extrême sensibilité et de figer des instants choisis : « Depuis ce jour, il est crucial de toujours avoir un appareil photo dans mon sac, car tout est sujet ».

Très au fait de l’actualité et passionnée d’Histoire, la photographe s’intéresse alors au conflit syrien, sujet omniprésent dans les médias et très complexe à comprendre. Néanmoins, la compréhension de celui-ci n’est pas sa motivation principale : « Fouler la terre syrienne, goûter à sa culture, apprendre sa langue, découvrir ses richesses était mon objectif. Mettre un visage sur la Syrie ». Elle contacte alors une association française afin d’apporter son aide dans les villes détruites : arrivée sur place, elle y découvre des villes meurtries par les combats qui ont fait rage.

C’est à Alep que la photographe choisit de poser son sac. Tout est à reconstruire : « Les bâtiments, les esprits et les coeurs ». Elle découvre Alep, ville martyre de la guerre en Syrie, joyau des pierres blanches, ville du savon, des pistaches et des feuilles de vignes, anéantie sous les bombes. La ville, en ruines, est certes amputée de ses murs, mais également de ses hommes et de son âme. Malgré ce désolant spectacle, l’odeur de falafels la conduit jusqu’à Marco, réputé comme étant le meilleur de la ville, apparaissant, au milieu des décombres, comme le symbole de l’espérance. « Je suis venue à la rencontre d’Alep. Je vous présente des hommes, des femmes et des enfants dans des rues qui les ont vu grandir : ils sont le souffle de l’avenir. »

Dadaïst Cats and Dogs Portraits

Lola Dupré est une artiste-illustratrice spécialisée dans le collage, qui travaille actuellement entre Glasgow et l’île d’Arran, en Ecosse. Elle réalise essentiellement ses travaux avec du papier et des ciseaux, et fait explicitement référence au mouvement Dada du début du vingtième siècle. Après avoir réalisé une série de collages sur Charlie le chat où l’artiste joue avec des portraits de félins, elle revient avec une série de collages portant sur les chiens et les chats.

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L’artiste étant fascinée par les animaux, elle admire « leur honnêteté et leur beauté », ce qui explique le choix de ce sujet. Elle souhaite continuer ce projet en y incluant divers animaux, les considérant comme des êtres à part entière, qui sont « nos égaux » : elle souhaite travailler avec « Des ratons-laveurs, des vaches, des chevaux, des merles, des renards, des hérissons, des moutons et bien plus encore ».










Desolation, Truth and Hazy Atmosphere

Avec sa nouvelle série «Open Stage», le photographe américain Kyle Thompson nous immerge au sein d’un univers brumeux teinté de subtiles et poétiques nuances de lumière. Entre les blocs de béton et les structures urbaines, l’artiste s’est mis à la recherche des endroits de nature encore intacts.

«Lorsque j’ai commencé à me photographier dans ces espaces, j’ai réalisé à quel point ces images étaient fausses, nuance-t-il. J’ignorais les caractéristiques urbaines autour de moi afin de rendre ces scènes plus vides et silencieuses. Pour contrer cela, j’ai commencé à prendre des photos des alentours. Vous pouvez maintenant voir les bâtiments, les rues et les lignes électriques qui étaient cachées. Ainsi, la série se compose d’images qui vont par paires. Il y a les autoportraits, immergés dans ces environnements naturels restreints, et les photos du paysage autour qui montrent le réel contexte de ces scènes, et brisent l’illusion de la désolation.» L’artiste nous propose des œuvres saisissantes qui nous font réfléchir à la mince frontière entre mise en scène et réalité.




















Alessio Albi’s Dramatic and Romantic Universe

Dramatiques et éthérées, les oeuvres du photographe italien Alessio Albi nous immergent au sein de portraits à l’esthétique léchée et à l’émotion palpable. Travaillant surtout à l’instinct, l’artiste prépare rarement ses shootings et se laisse guider par l’environnement qui s’offre à lui. Il joue avec les formes, les couleurs, le caractère du modèle et la lumière pour un résultat enivrant et cinématographique.

«C’est un paradoxe pour moi, je suis une personne plutôt anxieuse dans d’autres aspects de la vie et j’aime tout organiser! C’est pour ça que la photo est pour moi comme une thérapie et un moyen de me détacher de la réalité. Je m’inspire des autres formes d’art; comme la peinture, le dessin, le cinéma, la musique et la littérature. La nature a aussi un grand rôle dans ma production; le fait d’avoir grandi dans le centre de l’Italie m’a aidé à cet égard, grâce à son environnement naturel incroyable», confie-t-il. Suivez son travail sur Instagram.





















Turn your Window into a Nightscape

Une compagnie de stores ukrainienne, HoleRoll, a conçu des rideaux d’un nouveau genre. Ce sont des panneaux pour fenêtres soigneusement entaillés pour reproduire la silhouette de villes connues. La pièce sera alors transformée en un véritable paysage nocturne, habité par des superbes jeux de lumière. Pour en savoir plus c’est par ici.